nov 15 2009
Metal Ride 2009
Le Metal Ride est un festival orienté metal (avec un nom comme ça, vous vous en doutiez pas) organisé à l’Autre Canal (Nancy) dont la deuxième édition s’est déroulée hier de 16h à 1h30. En comparant l’affiche de cette année avec celle de l’année dernière je dois dire que je suis beaucoup resté sur ma faim. Passer de Napalm Death, Blockheads, Dagoba, Benighted, Phazm et Psykup à Blame, Evile, Hacride, Livarkahil, Die Apokalyptischen Reiter et Amon Amarth, ça me donne une impression de vasectomie. Puis il a eu le décès du bassiste de Evile qui les a contraint d’annuler, remplacés par Gorod ! J’avais finalement acheté mes billets simplement pour Amon Amarth et surtout Hacride que j’avais envie de voir sur scène depuis trop longtemps, mais apprendre que Gorod serait de la partie, j’étais aux anges.
Pour rappel, voici l’ordre de passage :
16h00: A Very Sad Story (PS)
16h40: Gorod (GS)
17h35: Blame (PS)
18h15: Eminence (GS)
19h25: Escarres (PS)
20h05: Hacride (GS)
21h15: Livarkahil (PS)
22h05: Die Apo Reiter (GS)
23h15: Como Muertos (PS)
00h10: Amon Amarth (GS)
Accompagné de mon frère et d’un ami, on décide de se faire un festival à la carte en allant voir que les groupes qui nous intéressent (Gorod, Hacride et Amon Amarth), nous servant des temps de jeu des autres groupes pour rentrer manger. On débarque donc sur place à 16h35, juste à l’heure pour Gorod. On nous apprend là que tout sortie après 18h est définitive. Notre super plan tombe à l’eau. Tant pis, on change de plan : on se trouve une bonne place dans la grande salle et on la garde au chaud.
On en arrive donc à Gorod, groupe français de death technique. Première grosse grosse claque de la journée ! Déjà le son était énorme et bien équilibré (quoi que entendre un peu plus la basse m’aurait pas déplu). Ensuite bien que le jeu de scène soit relativement statique de la part des guitaristes, le chanteur et le bassiste se promenaient. En parlant du chanteur, il ne s’agissait pas de leur chanteur officiel mais du chanteur d’un autre groupe qui le remplacait pour cette date. Il a plutôt bien géré le gaillard, on aurait pas dit. Finalement des titres joués, je pense avoir au moins reconnu Programmers of Decline, Disavow your God et Here Die your Gods (1).
Vu que nous ne pouvions plus sortir si on souhaitait pouvoir voir la fin du fest, on a assisté à la prestation de Eminence. Je connaissais pas, et c’est pas plus mal. Je sais pas si c’est parce que j’ai bougé de place, mais le son était beaucoup trop chargé en basse. Puis le reste ben, ca casse pas trois pattes à un canard, j’ai eu l’impression de toujours entre la même chose.
On en arrive alors à Hacride. A force d’écouter les cd avec leur ambiance, je me suis toujours demandé comment elle rendait sur scène. Et bien la réponse est comme sur le cd mais en plus puissant et plus lourd. A la différence des albums où au final on en est qu’un peu des spectateurs/auditeurs, en live on est directement plongé dedans. Les jeux de lumières et les quelques images projetées sur des panneaux ne devaient pas y être pour rien. Ce mélange planant/bourrin m’a permis de prendre un pied monstre. On a eu le droit entre autre à Phenomenon en intro (où comment faire monter le ton dès les premières notes), suivi dans le désordre de My Enemy, Perturbed, On threshold of death et toutes celles que j’oublie. (1) Encore un groupe à pas manquer quand ils repasseront dans le coin.
C’est au tour de Die Apokalyptischen Reiter (DAR) de faire son appartion sur scène. Déjà dès l’installation de la scène et la mise en place d’une balancoire, je me suis demandé où j’étais tombé. Il a ensuite suffit que les zikos débarquent sur scène pour m’en rendre compte : dans un délire SM gay ! Non mais sérieux j’avais l’impression d’avoir en face de moi les Village People version allemand et rock style. Encore la musique aurait relevé le niveau, pourquoi pas, mais là même pas. Et puis sérieux, le claviériste, à part faire l’hélicoptère avec son fouet pendant tout le show, il savait pas faire autre chose ? Je sais pas genre fouetter ses potes quoi, ça aurait pu être fun. A défaut d’être intéressant musicalement (à part un morceau qui était pas mal faut avouer), ils auront au moins eu le mérite de me faire marrer.
Débarque enfin sur scène Amon Amarth. Je les avais raté en partie au Furyfest 2005 à cause de la salle dans laquelle ils jouaient (étuves + son de merde => 2 chansons je me suis barré). Là par contre, rien à en redire. Leur son était très bien mixé (quoi que pour changer le bassiste on l’entendait pas des masses), et c’était bien carré. Mais comme sur les albums, il y a toujours ce petit quelque chose qui me dérange et qui me donne l’impression que c’est très (trop) linéaire. Heureusement que leur jeu de scène est vivant et que les voir bouger un peu partout tient en éveil. Mention spéciale pour le final avec Pursuits of Vikings pendant lequel ils ont fait participer le public, tout simplement énorme et parfait pour clôturer cette journée. Par contre gros bémol : se prendre les spots dans la gueule pendant la majorité du show, c’est horrible et génant. C’est quand même dommage de devoir regarder le sol ou fermer les yeux.
Ce que je retiendrais de cette deuxième édition, c’est que la programmation était quand même plus gentillette et qu’il manquait les corones de la première édition. Cela ne m’a cependant pas empêcher de prendre beaucoup de plaisir sur Gorod, Hacride et Amon Amarth et rien que pour eux, ça vallait plus que le coup de venir.
Dernière chose, félicitations aux ingés sons ! Le son était vraiment parfait (Eminence mis à part) et surtout pas trop fort, le décibel-mètre dans la salle tournant entre 100 et 108dB max. Grâce à ça, en plus d’une écoute équilibrée, je n’ai pas eu le droit aux acouphènes du lendemain de concert.
1. J’ai un soucis avec les titres des chansons, j’arrive jamais à les retenir…

Non, je ne parlerai pas de prOn pur et dur dans cet article ! Je tiens juste à faire tourner un petit jeu qui m’a bien fait marrer aujourd’hui. Pornstar or potato est un donc un quizz qui vous met au défis de reconnaitre si le modèle posant sur une photo donnée est une pornstar ou une pomme de terre. Attention, il y a des pièges et surtout une bonne dose de conneries pour qui prend la peine de lire les légendes des images (sans quoi j’aurai même pas pris la peine d’en parler).

