fév 10 2009
Mirror’s Edge
La première fois que j’ai entendu parlé de Mirror’s Edge, c’est à la sortie de la première vidéo officielle :
Il m’en a pas fallu plus pour me faire baver (hein Aleski ?). Bon ok c’est qu’une démo vidéo mais le jeu est beau et a l’air vachement fluide. Seule chose qui me faisait peur : le gameplay qui risquait d’être chiant à prendre en main vu les possibilités offertes. Le jeu semble aussi fournir une assez grande liberté de mouvements. Deux autres choses m’ont également marqué dans cette vidéos : l’héroïne n’est pas une bimbo siliconée à la Tomb Raider, et surtout la bande son ! Si elle est dans le jeu comme dans cette vidéo, je risque d’apprécier. Bref il me le faut en version PC !
Une fois le jeu dans les mains, le premier bon point va dans le contenu : le jeu et un cd de musique contenant le thème principal accompagné de 5 mixes ! C’est le genre d’ajout qui fait énormément plaisir. On verra ça plus tard, il me tarde de tester ça, donc go installation. Ca a été plutôt rapide compte tenu des 8Go requis pour l’installation du jeu. J’en ai profité pour écouter le CD. Je trouve le thème magnifique, les remixes par contre, je suis un peu plus sceptique. Une fois dans le jeu et même avec ma config qui commence à être un peu vieille, c’est vraiment beau. Histoire de prendre mon temps, j’attaque directement en normal vu qu’on doit avoir terminé le jeu dans ce mode pour débloquer le mode difficile.
Petit rappel de l’histoire avant de commencer : Faith (le personnage qu’on incarne) est un messager. Son rôle est de transmettre des messages dans une société où les libertés concernant l’information ont été troqué au profit d’une vie tranquille. Bien sur les messages sont traqués par les flics. Et comme par hasard, on se retrouve embarqué dans une affaire de meurtre histoire d’avoir un peu plus de flics au cul. Après c’est simple : il faut découvrir qui est à l’origine du meurtre en évitant de se faire chopper ou creuver comme une merde. Bref, rien de bien transcendant niveau scénario, c’est simple et efficace niveau immersion.
Les graphismes sont vraiment travaillés que ce soit pour les vastes décors ou les personnages. L’environnement dans lequel on évolue est assez répétitif, mais ça colle bien à la société Big Brother finalement. Pas de fausse note de ce coté là. Le bon point c’est que les temps de chargement sont assez légers et surtout qu’une fois dans un niveau, il n’y a quasiment aucun chargement supplémentaires ! J’ai également adoré les cinématiques en 2D. Par contre, j’ai le droit à un joli bug durant celles-ci : le son se décalle, se coupe, zappe des phrases… Bref c’est pas super génial pour profiter pleinement de l’histoire. J’ai également le droit à quelques BSOD, toujours dans les 10 premières minutes de la première partie de la journée ! Vu l’erreur, ça vient de la carte graphique. Faudrait que je pense à faire une mise à jour des drivers, ça pourra surement aider. Heureusement, les checkpoints sont vraiment bien placés et ça me fait pas trop perdre de temps. C’est quand même dommage de ne pas pouvoir enregistrer/charger une partie quand on veut.
Au niveau du gameplay, c’est peut-être un chouilla délicat à aborder. J’ai trouvé la prise en main assez déroutante car finalement beaucoup de choses se font plus ou moins automatiquement, ce qui m’a de temps en temps posé quelques soucis. Les phases de combat sont également assez frustrantes ! C’est trop la misère pour désarmer un gars. Il y a bien des passages où on peut se barrer sans avoir à entrer en contact, mais d’autres ou j’ai été obligé si je voulais pas me retaper la même zone pendant 3h. Finalement, le plus simple que j’ai trouvé est de ruiner la tronche d’un mec à la main pour lui voler son arme et pwned les autres (simple et efficace). Quand j’entends les développeurs dire qu’on peut finir le jeu sans tuer personne, je suis un peu sceptique ou alors faut être grave chaud. Il y a quand même des passages plus difficiles que les autres et qui demandent de s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à le passer, ce qui est assez frustrant.
Le jeu est quand même assez linéaire mais laisse de la liberté dans sa linéarité. Quoi ? C’est pas clair ? C’est simple pourtant. Il faut aller d’un point A à un point B : c’est linéaire. Pour aller d’un point à l’autre, on peut la plupart du temps emprunter plusieurs itinéraires : la liberté dans la linéarité. C’est mieux ? :)
Il y a également des détails qui font que je me suis senti immergé plus que dans d’autres jeux. Il y a déjà le fait que l’écran soit vide de toute indication : pas de barre de vie, de carte, rien. Les effets de vue sont également bluffants, entre le flou, la sensation de vitesse ou bien encore l’éblouissement quand on arrive dans une zone lumineuse après avoir passé un petit moment dans une zone peu éclairée. Le fait de pouvoir voir son corps en bougeant la tête et la caméra qui suit exclusivement la vision de notre héroïne, c’est peut être pas grand chose, mais ça booste considérablement le réalisme. Et puis entendre Faith respirer, entendre son souffle s’accélérer en même temps que le bruit de ses pas sur les toits, les sons ambiants… La bande son est à tomber, c’est un sans faute complet à ce niveau !
Par contre, j’ai pu lire sur le net que beaucoup de gens se plaignent de la durée de vie soit disant trop courte. Si on s’arrête au mode histoire en mode naab, enfin facile, c’est sur qu’il doit y avoir moyen de finir le jeu rapidement. Par contre attaquer en normal puis le refaire en difficile, en choppant tous les sacs, ça rallonge un peu la chose. Si en plus on essaye de battre tous les chronos en mode course, la durée de vie se rallonge de pas mal d’un coup.
L’attente aura finalement été payante. J’ai tout simplement pris mon pied à jouer, même si j’avoue avoir pesté contre les développeurs à 2/3 endroits qui m’ont donné du fil à retordre. Le coté immersif du jeu, sa bande son et son gameplay, ça me fait oublier les quelques petits défauts rencontrés (scénario un peu bidon, bugs cités plus haut, phase de combat pas à mon gout). Mirror’s Edge est une douce brise qui vient foutre un coup de pied au cul tellement c’est frais. Ca montre aussi que les boites de jeu vidéos arrivent à se sortir les doigts du cul quand elles le veulent pour nous sortir un tel bijoux.
*Signal perdu. Sébastien est parti se taper le jeu en mode difficile…*
