déc 23

PFI @ La Plagne 2008

Catégorie(s): 3615 My LifeSébastien @ 22:56

Petit résumé de ma semaine à La Plagne.

/!\ Pavé inside /!\

6h, le réveil sonne. Cela serait anodin si ce n’avait pas été un dimanche. L’envie de l’exploser au mur me traverse un instant la tête, comme tous les jours. Mais là pas question d’être en retard ! Un petit déj et une douche plus tard, je checke ma valise une dernière fois et je pars. Le lieu de rendez-vous est étrangement désert. On nous avait bien dit 7h15 pourtant. La tête dans le cul, j’avais simplement oublié que mon portable avançait de 12 minutes. Anyway, un bus arrive, je l’ai pas raté et je me suis pas trompé d’endroit. Valises dans la soute, eXia Nancy à bord. Le bus peut partir en direction de La Plagne après un petit détour du coté de Strasbourg pour récupérer des collègues.

Le voyage est long, très long. Heureusement que j’avais prévu de la musique et quelques jeux. Plus on descend vers le sud, plus le paysage se blanchit. La neige est au rendez-vous ce qui laisse présager de bonnes choses pour la semaine. Plus on approche des Alpes, plus le décor est vraiment beau. L’arrivée à l’UCPA Le France (Plagne Centre) se fait aux alentours de 18h45. La première chose que je constate c’est la proximité des pistes. Il y a une piste qui passe sous le bâtiment ! Je pense pas qu’on puisse faire plus près.

L’arrivée dans le centre est plutôt pas mal organisé. On commence par décharger nos valises et les laisser au bar en attendant d’avoir notre clé. Pour l’avoir, on doit remplir un petit carton suivant les activités que l’on souhaite faire (bleu = snow, rouge = ski, jaune = rien) puis là c’est le drame : il faut 100€ de caution. Nouvel exemple de la communication de merde à l’eXia : certains centres étaient au courant et d’autres, comme Nancy (quel hasard), ne l’étaient pas. Après discussion avec JLA, le mail est bien parti et c’est au niveau des tuteurs que ça a chié, ce qui ne m’étonne pas à vrai dire. Bref, direction le distributeur (ouf y’en avait un pas loin) et un retrait plus loin, me voilà en possession de ma clé. Direction la chambre.

Située au 5e étage, la chambre est relativement petite pour 4 personnes avec nos valoches. Les lits ne sont pas superposés et s’ils l’avaient été, le gain de place aurait été énorme ! Ne chipotons pas. On dispose aussi d’une terrasse qui servira de fumoir et de frigo tout au long de la semaine. Depuis celle-ci, on peut voir les pistes et les montagnes. Rien qui motive à travailler à vrai dire.

Direction ensuite la cafète et on touche là un des points forts du séjour. Les repas sont en libre service, il y a masse de choix (plusieurs entrées, plusieurs plats, plusieurs pains, plusieurs fromages, plusieurs desserts, plusieurs glaces, des fruits…). Dur pour la ligne bien que je m’en fous totalement. Une fois le repas englouti, il est temps d’écouter le directeur de l’UCPA qui nous explique un peu l’histoire du bâtiment, le rôle de l’UCPA et diverses autres formalités d’usage. Un peu plus tard, direction la salle qui servira de salle plénière : une grande pièce avec aucune chaise. Super pour les fesses et le dos. Bien sur on est entassé dedans histoire de pas avoir froid. JLA nous y dévoile l’emploi du temps de la semaine et diverses broutilles.

Le lundi matin a été consacré à l’élaboration de fiches métiers communes entre les différents centres. Pour cela les étudiants se rassemblaient en groupe de travail suivant ce qu’ils souhaitaient faire et sur ce qu’ils avaient préparé avant de venir et mettaient ça en commun. Ensuite chaque étudiant allait et venait de stand en stand pour se faire expliquer le métier, et on devait bien sur aller sur TOUS les stands. Moi qui en est pas grand-chose à faire des métiers réseaux (pas mon domaine quoi), j’étais gâté. En fait j’ai totalement raté cette partie du séminaire. Et oui, en même temps, il fallait aller chercher son matos, ce qui m’a pris pas mal de temps entre l’attente, l’essayage de pompe et la préparation de la board.

Le repas de midi a été très court avec juste de quoi avoir assez de forces pour l’après midi. Au programme : mes débuts en snowboard. Je dois dire que le premier jour ça a pas été triste. On m’avait dit que je passerai plus de temps sur le cul que sur ma planche au début. Pourtant je trouve que non. Je me cassais souvent la gueule soyons honnête, mais pas autant que tout le monde le prétendait. Peut-être que j’ai encore de vieux restes d’équilibre en skate (bien que ce soit pas du tout pareil suffit juste de s’adapter). Dès le premier jour, j’ai surkiffé ! Les casses gueules c’est bon, les sensations sont géniales, bref bonheur. Par contre y’a quand même des choses chiantes : les plats où quand t’es une grosse merde t’arrives pas vite et tu es obligés de te déchausser, le temps du chaussage/déchaussage de la planche comparé aux skis et les fix pas bien réglées pour moi. Au final de la journée, j’ai du faire une ou deux descente de verte et partir tout de suite sur une bleue… dont le début était limite plus chaud que la rouge d’à coté. Bizarrement, le fait de se lancer tout de suite dans du costaud (grosse pente, bosses à gogo) motive plus et oblige à faire plus attention et progresser plus vite.

Après un peu plus de 4h, il était temps de rentrer prendre une douche et retourner bosser, puis manger et re-bosser. Il fallait profiter de la soirée pour préparer une fiche sur nous même pour la journée de demain. J’ai commencé mais ça m’a rapidement soulé et puis pour parler de soi même, rien de mieux que la spontanéité surtout qu’on est censé connaître par cœur le sujet (skyzo mis à part).

Le lendemain matin, le réveil a été difficile. J’avais mal partout. Puis la matinée a été consacré aux radios ; totalement à chier et sans intérêt. Non mais sérieux, m’emmerder (et encore le mot est faible) à parler de moi pendant 45 minutes avec des questions et tout, ça gave quoi. Pour au final me dire quoi ? Que j’étais solitaire ? Que j’étais curieux ? Qu’on me conseille pas de faire chef de projet à la sortie de l’école ? Fiou, heureusement qu’ils étaient là quand même, sans eux, je m’en serais jamais rendu compte.

L’après-midi a cependant été plus marrante. Déjà les conditions : beau temps et poudreuse ! Ensuite on a commencé directement sur les bleues. Puis le petit groupe avec qui je descendais à proposé une rouge. « Tu verras, c’est pareil que le début de la bleue là mais tout le long ». Malgré mes 6h de snow dans les pattes à ce moment, je tente. J’ai pris mon temps dans les zones les plus raides mais au final je l’ai descendu facilement et sans trop me casser la gueule. J’ai même été surpris. Arrivé en bas par contre, quand je me suis retourné et que j’ai vu ce que je venais de descendre, j’avoue que j’ai flippé. Je l’aurai vu avant, je pense pas que j’aurai tenté. Mais ça m’a pas empêché de la retenter dans l’aprem. En rentrant j’ai pris la grande décision de faire un petit quart d’heure d’étirement. Dès le lendemain ça s’est ressenti, j’avais déjà moins de courbatures.

La suite du séminaire est nettement moins intéressante et je m’y attarderais pas des masses sauf sur quelques points.
Déjà sur les chambrées : il faut faire un sorte de boire en même temps et de se coucher en même temps. D’une ça évite qu’il y ait la moitié de la chambre cuite pendant que les autres dorment et surtout que tout le monde soit assez caisse pour pas entendre le Marc ronfler genre tractopelle.
Ensuite le snow. Il était mal réglé au niveau du pied droit. Bien que je sache pas des masses comment ça fonctionne les fix, j’ai tenté ma chance pour lui coller un petit angle. En fait c’est aussi bidon que le skate : y’a 4 vis, on dessert, on règle, on ressert ! Et hop, plus de douleurs au genou droit. Par contre je me suis pris un sacré casse gueule et sur une piste de merde, la loose quoi. Enfin sur le coup j’ai pas fait mon malin, j’ai cru que j’avais laissé un genou (c’est fou comme ils morflent en snow).
En revanche le temps n’était pas au rendez-vous les deux derniers jours, trop de brouillard/brume/truc qui fait qu’on voit pas à 2 mètres. Deviner où sont les bosses c’est top.

En conclusion je dirais que cette semaine a été sympa. Le cadre était magnifique entre la montagne, la neige et le temps du début de semaine. Le fait qu’on soit hyper bien placés par rapport aux pistes y est aussi pour beaucoup. Ensuite l’UCPA en lui-même c’était cool. Le bâtiment était un peu vieux et les chambres petites, il n’empêche que le personne était très sympa et que question bouffe, c’était un régal. Le fait de se retrouver entre 4e année était aussi intéressant, même si me socialiser n’est pas mon fort.
Les deux seules choses qui ont un peu terni tout ça sont le voyage et une partie du programme du PFI totalement useless.

Bon maintenant j’ai envie de retourner à la montagne !

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