juil 16

BloodRayne – Nanar du soir 1

Catégorie(s): 3615 My LifeSébastien @ 23:42

BloodRayne est la base un jeu vidéo qui, sans être exceptionnel, permet de se défouler l’espace d’un instant en dégommant du vampire et du nazi. Au vu de l’histoire qui casse pas trois pattes à un canard, j’ai été sceptique quand j’ai entendu parlé d’une adaptation cinématographique. En même temps, quand on regarde la majorité (si ce n’est toutes) les licences de jeux adaptées au cinéma, y’a de quoi avoir peur. Mais les bonnes surprises existent, laissons lui une chance.

Je me suis donc renseigné un peu sur ce film. Dans le casting je vois Michelle Rodriguez et Kristanna Loken. Bon déjà ça pourrait être pire. Par contre mon regard se pose sur le réalisateur : Uwe Boll. Ce nom m’évoque vaguement quelque chose, et quelques recherches plus tard, je me souviens pourquoi. Ce « réalisateur » est passé maitre dans l’art de massacrer des licences. Après Alone In The Dark et The House Of The Dead (là aussi fallait en vouloir pour l’adapter au ciné), voilà que le monsieur s’est acharné sur BloodRayne.

Commençons par l’histoire en essayant de pas trop spoiler. Bloodrayne se déroule au 18e siècle en Roumanie et met en scène Rayne, une dhamphire. Sa mère, humaine, a été violé et tué par le plus puissant des vampires Kagan qui se révèle donc être son paternel. Elle est élevée dans un cirque de monstres (femmes à barbes, etc.). Elle rencontrera ensuite des chasseurs de démons d’une société secrète (Brimstone) avec qui elle s’alliera pour vaincre Kagan et venger ainsi sa mère tout en l’empêchant accessoirement de devenir maitre du monde (classique). Rien qu’en lisant le synopsis, je sais pas pour vous, mais la fin est tellement grosse et évidente qu’on la devine facilement. On y retrouve aussi une partie des éléments du jeu, c’est déjà pas si mal.

Maintenant que le décors est planté, venons en au fait : le film en lui-même. J’avoue que je sais pas trop par quoi commencer par contre. Allez soyons fous, les acteurs. Leur jeu est relativement pitoyable. Dans toutes les scènes, on sent la récitation à plein nez comme s’ils étaient forcés de jouer. En ce qui concerne les scènes de combat, c’est calibré au millimètre et ils sont aussi naturels que les seins de Carmen Elektra ! Mention spéciale au combat final et ses effets de vitesse de toute beauté qui rendent le tout encore moins crédible.

Rien à dire, Uwe Boll est resté fidèle à lui même. Quand je vois qu’il a réussi à avoir la licence pour adapter Far Cry, j’ai peur de voir un n-ième gâchage ! Je veux bien que l’histoire ne soit pas ce qu’il y a de plus innovante, et même sans avoir joué au jeu, on devine la fin dès les premières minutes du film pour pas dire en lisant le synopsis ou en visionnant la bande annonce. Ce film est franchement génial pour une fin de soirée et avec quelques grammes dans le sang, il serait sans doute relativement intéressant. Sobre par contre, ça passe pas, ou mal.

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